/ Polynésie - Bye-Bye Paris !

vendredi 4 juillet 2008

     Dis nous Jacques ... Pourquoi gemir n´est pas de mise aux Marquises ?

                                                                                                                                                       04 07 2008

Maupiti est une petite ile pres de Bora-Bora. Nous y rencontrons un clone de Roger Hanin , Alain Colommes : le meme accent a couper au couteau, une chevaliere a chaque doigt et une grosse chaine en or zigzaguant sur sa toison pectorale. Alain dirige la pension ou nous avons elu domicile. Sobrement, au dessus de son bureau une pancarte indique : ZE BOSS. Les parents d'Alain sont des pieds noirs d'Oran. Quand il apprend que ma mere est de Bougie, il me ressert du vin. Ce seront malheureusement les seules paroles que j'arriverai a placer dans la soiree. Alain n'est pas tres introverti. Parler pendant des heures, de lui, de sa reussite, de son influence dans l'ile, de ses enfants et de ses voisins qui lui doivent le respect ne le lasse pas une seconde. Nous l'ecoutons patiemment sachant que notre dernier Navarro commence a dater. Sacre Alain, si j'avais su que le sirocco soufflait aussi en Polynesie ...

Le lendemain, grand classique polynesien. Kayak le matin, snorkling l'apres midi, le tout dans le lagon. Beautiful. Avec Maupiti nous finissons l'archipel des iles de la societe. Il est temps pour nous d'emboiter nos pas dans ceux du grand Jacques et de nous envoler pour les Marquises. Visuellement les Marquises sont des volcans sortant de l'eau. La terre est brune, couleur lave sechee, le relief est acere et tombe de maniere abrupte dans l'ocean. Pas de lagon, les haut fonds jouxtent le rivage. Les routes sont rares, l'essentiel des trajets se fait en 4x4 ou en cheval sur des chemins de terre. Les trois heures d'avion de Papeete sont palpables. Isolement, eloignement, authenticite, le triathlon marquisien. Sur Tahiti, le rythme de vie n'etait pas trepidant, certes non. Ici, il faut encore retrograder une vitesse. Tout en souplesse. Cool man, reggae man. Du coup tout se fait doucement mais avec la banane. Le principal est d'eviter l'ulcere.

Sur Nuku Hiva l'ile principale nous marchons deux fois. Une premiere fois pour rejoindre un cirque dans les terres, une deuxieme fois pour longer une crete surplombant la mer. Dans les deux cas les paysages nous plaisent : sauvages et abrupts.
Entre ces deux marches nous realisons le fantasme de Marie : faire du cheval, nus, aux marquises, avec en fond sonore l'ete indien de Joe Dassin ... Quelle imagination ... Dans les faits nous oublions la nudite pour eviter les rougeurs mal placees, quand a Joe Dassin je le beugle plutot que de le chanter. J'espere que le romantisme de la scene n'en aura pas trop pati. Trois heures plus tard, le romantisme avait fui. Ne restait plus que des cuisses en arcs de cercle, et le mal de dos du siecle. Salete de canassons.

La deuxieme ile visitee, Hiva Oa, est l'ile d'adoption de Brel et Gauguin. Le premier y a trouve de l'isolement et de la gentillesse, le deuxieme des couleurs et des vahinees. les deux sont toujous la, surplombant la mer dans un petit cimetierre. Peut etre se parlent ils ?

L'ile ressemble a sa grande soeur : meme paysages volcaniques et meme rythme de vie effrene. Le temps decidement semble s'etre un peu arrete aux Marquises.

Notre sejour se termine dans une gerbe de fleurs. A l'aeroport de depart nous croisons une equipe de foot locale a peine arrivee. Ils sont accueillis de maniere incroyable. Toutes les familles de tous les joueurs sont la pour leur passer d'enormes colliers de fleurs. Je me dis que non, en fait, tout n'est pas foutu pour le foot francais ...

Avec les Marquises s'acheve pour nous la polynesie fancaise, mais pas la polynesie. Le troisieme sommet du triangle polynesien se trouve au large du Chili. Une petite ile, l'ile de Paques, connue pour ses dieux statues eriges vers le large nous attend. Nous vous ecrirons tres bientot de la bas.

Gros Bisous a tous.