/ Nouvelle Zélande - Bye-Bye Paris !

dimanche 1 juin 2008

     La communaute du camping-car

                                                                                                                                                       01 06 2008

En arrivant en Nouvelle-Zelande je pensais trouver des maoris. Des grands, des baraques, des tatoues. Au bout de 10 jours dans l'ile du Sud je n'en ai vu aucun. Pas deux, ni trois, zero. La je commence a me poser des questions. Jonah Lomu il etait pas berrichon, non ? et Tanah Umaga, il etait picard ? non plus, hein rassurez moi ...
Le Lonely Planet tente une explication.

La presence maori est plus sensible dans l'ile du Nord que dans celle du Sud.

Ok. tres bien. Je vais donc attendre un peu pour dire qu'il y a quatre maoris en nouvelle-zelande et qu'ils sont tous all-blacks ... Rendez-vous dans 10 jours.

Le nom Maori de la Nouvelle-Zelande, c'est le pays du long nuage blanc. Pourtant a notre arrivee a Christchurch c'est un long nuage gris qui nous accueille. Le genre bruineux. L'ambiance est frisquette. 5 degres la journee et du givre pendant la nuit. Bref un temps anglais.

A la sortie de l'aeroport nous attend Jean-Claude notre nouveau camping car. ( Oui c'est un surnom ridicule mais c'est le premier qui nous soit venu a l'esprit ). Jean Claude fait partie d'une communaute : la communaute des campings-cars. Parce que ici si t'as pas un camping car t'es ringuard ... Y en a de toutes les tailles, de toutes les couleurs. Les plus beaux sont tagues, bref le camping car ici, c'est tendance ...

Du coup au milieu de l'hiver avec des temperatures negatives la nuit les campings sont pleins. Ceci dit l'hiver doit etre clement puisque j'ai vu partir des types aux douches en tongs et Tshirts avec une serviette sur l'epaule. Des malades.

Avec Jean Claude, notre nouvelle maison pour 3 semaines, nous visitons Christchurch, capitale de l'ile du Sud. L'impression laisse par le climat se retrouve dans la ville. Tout ici est anglais. Des cottages identiques ne different que par l'emplacement du nain de jardin sur le perron, des batisses publiques aux murs de brique caracteristiques, des rues rigoureusement orthogonales dont les noms fleurent une certaine nostalgie ( london, liverpool ... ) et enfin des ecoliers dont les uniformes feraient retourner Yves Saint Laurent dans sa tombe. Le Lonely Planet nous rassure. Christchurch est la ville la plus anglaise de Nouvelle Zelande. Les autres ont plus de personnalite.

Nous partons vers le Sud. Le long nuage gris nous suit et le paysage a l'interieur des terres, bien que rude, nous seduit. Le lac Tekapo et ses eaux turquoises, des steppes vallonnees balayees par les vents et bien sur des moutons partout. Nous passons une nuit a Dunedin. Le lendemain nous decouvrons sa perle : la peninsule Otago. Un bras de terre entoure par l'ocean classe reserve naturelle et animaliere. Le cote reserve animaliere prend son sens quand nous rencontrons sur une de ses plages 4 lions de mer. Je ne saurai jamais si l'un d'eux n'a pas aime la maniere dont je le regardais ou s'il m'a pris pour sa femme, mais il s'est mis a courir vers moi en beuglant. Le genre excite. Dans le doute j'ai prefere prendre du recul. ( surtout ne pas entrer dans la spirale de la violence ... ) La peninsule nous offrira aussi quelques phoques perches sur des rochers mais nous dissimulera ses pinguoins pourtant fameux ici.

Nous delaissons le Sud Est et partons vers la ville la plus au Sud : Invercargill. Le paysage sur la route est austere mais nous plait. Une cote sauvage balayee par les embruns et le crachin alternant les collines aux plateaux. A Invercargill la tenanciere du camping nous previent qu'avec de la chance, le lendemain, nous pourrions encore decocher deux tickets pour assister a la fete de l'huitre. Le coeur brise, mais presses par le temps, nous declinons.

Le lendemain nous remontons l'ile par sa facade Ouest. Nous arrivons dans le pays des fjords. La mer a divers endroits s'emfonce dans les terres, surplombee par des montagnes imposantes recouvertes de neige. Le bras de mer le plus majestueux s'appelle Mildford Sound. Nous le parcourons sur un bateau de croisiere un jour exceptionnel ou le long nuage gris nous a oublies. Je reconnais avoir deja utilise pas mal de superlatifs, mais la, c'est encore un cran au dessus. Le bateau chemine dans un reseau de falaises et de montagnes enneigees, s'arretant de temps en temps pour admirer un phoque sur un rocher ou une cascade. Le calme sur le pont est eloquent. La nature s'est faite cathedrale et nous plonge dans une silence religieux.

Apres Mildford Sound nous continuons notre remontee et passons la nuit a Queenstown : -La ville des sensations fortes-. Cette ville propose une dizaine de sauts a l'elastique differents et autant de chutes libres. Regarder les videos dans les vitrines des agences de voyage nous a suffi pour nous faire claquer des genoux. La aussi donc, le coeur brise, nous declinons.

Nous arrivons un peu plus au Nord a Franz Joseph Glacier. La ville porte le nom du glacier au pied duquel elle est installee. Il y a 3000 glaciers en NZ mais celui ci presente la particularite de descendre jusqu'a 300m au niveau de la mer. Marie veut le gravir et reserve une marche de 7 heures avec guide. C'est son cote :

1- Je me mets la barre haut

2- J'essaie de franchir la barre.

7h plus tard , la barre est franchie. Elle a des courbatures mais elle sourit. C'etait encore une journee sans long nuage gris et le glacier a resplendi sous le soleil : des voutes bleutees, des tunnels, des canyons de glace, Marie a tout mitraille ....

A ce stade nous n'avons toujours pas fini l'ile du Sud. Demain nous partirons vers le Nord de l'ile essayer de nager avec des dauphins.

A bientot pour vous raconter tout ca et grosses bises.