/ Brésil - Bye-Bye Paris !

mercredi 15 octobre 2008

     Au bresil, a ton slip, tu t´accrocheras ....

                                                                                                                                                       15 10 2008

Rio de Janeiro.
Depuis six mois quand Marie entend ce nom elle claque des dents. Mon Dieu, ils vont nous depouiller, nous mettre en slip et nous emmener dans leurs favellas. J'exagere a peine. Il faut bien admettre que cette ville a mauvaise presse a l'etranger quand a son niveau d'insecurite. Qu'en est-il vraiment ? Une fois de plus les journalistes et les medias nous ont un tout petit peu bourre le mou.
De la meme maniere que CNN avait decrete Paris en etat de siege quand des voitures brulaient en banlieue, de la meme maniere que la situation en Israel est depeinte dans le monde (deux israeliens rencontres nous diront : les problemes, c'est dans 5% du pays et a la television, nous sinon ca va, merci), de la meme maniere qu'est traitee actuellement la crise financiere, les medias en font un peu, voire beaucoup trop. Je ne dis pas que nous nous sommes sentis parfaitement en securite. La nuit certains caricocas ne ressemblaient que de tres loin a des enfants de choeur et nous n'avons pas mis les pieds dans les favellas car fortement deconseillees aux touristes. Neanmoins l'impression globale est bien meilleure que celle que vehicule Rio a l'etranger. Je me rappelle d'ailleurs avoir beaucoup plus transpire pour ma securite a Evry Courcouronnes a 30km de Paris, qu'ici.

Pour le reste, Rio est a la hauteur de sa reputation. Le site est superbe. La ville s'etend sur une cote ciselee abritant plusieurs baies aux noms evocateurs (Copacabana, Ipanema, Leblond). Nous sommes en hiver mais la temperature ne descend pas en dessous de 20 deg et tout le monde joue sur la plage au volley avec son maillot de bain trop serre. (Moi aussi, je milite pour qu'il y ait un peu plus de fesses dans la section photos ... kess que vous croyez ?)

Si tu vas a Rio, n'oublie pas de monter la-haut ... , me dis-je. Nous y montons : Le Christ de Corcovado surplombant la ville et semblant jeter un regard mi severe mi bienveillant sur sa population et le pain de sucre, deux formations rocheuses offrant de superbes vues sur la baie.

De Rio nous prenons un bus et nous rendons dans une ile 200km plus bas connue pour sa douceur de vivre et sa beaute. Ilha Grande. Effectivement, c'est calme. C'est meme tres calme. Peut etre 300 habitants reunis dans un village, de belles plages et une foret. Rien d'autre mais c'est suffisant pour nous retenir une grosse semaine. Scotches par la douceur du lieu nous n'arrivons plus a nous decider a reprendre la route. Nous sommes tombes dans une faille spatio-temporelle. Au bout de 10 jours nous nous reveillons et nous apercevons de plusieurs choses : Le boulanger nous reconnait le matin, les patrons de restaurant ne se precipitent plus vers nous avec des menus ouverts des qu'ils nous voient, bref une semaine de plus et on va nous demander de voter aux elections locales. Il est temps de mettre les bouts. Destination Paraty. Petite ville coloniale, cotiere, 300 km plus bas. Re-belote. Re-faille spatio-temporelle. 10 jours passes avec du plomb dans les semelles. Au moment de payer l'hotel, le patron ne sait plus combien de nuits nous sommes restes. Nous non plus.

Redecrochage. Nous partons pour Igacu et ses celebres chutes. Je ne vais pas m'epuiser en adjectifs. Je vais laisser l'appareil de Marie parler. Mais en resume c'est tres beau. Juste un bemol : 10000 touristes par jour sur le site. Ca pietine, ca pousse et a la fin tout le monde finit sur les photos de tout le monde. ( Petit message a Gwen et Charles qui nous ont dit avoir ete a juste titre fatigues de ces francais allant dans des endroits hyper touristiques et se plaignant qu'il y ait trop de touristes, j'ai essaye, franchement, j'ai essaye de ne pas me plaindre, mais j'ai pas pu, c'etait plus fort que moi, je pue la francitude ... ) Igacu est mitraillee, nous pouvons donc mettre le cap sur Buenos Aires ou Samedi le pere de Marie et son frere nous rejoindront.

Comme d'habitude nos pensees vont vers vous. Bien conscients que le rythme trepidant du voyage et donc de son recit s'apesentit, nous sommes determines a remonter la barre en Argentine pour un dernier baroud d'honneur.

A bientot.