/ Australie - Bye-Bye Paris !

dimanche 4 mai 2008

     Le pays de Ken et Barbie ...

                                                                                                                                                       04 05 2008

Au pays de Ken et Barbie tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Tout le monde il fait du sport, tout le monde il est grand et athletique et tout le monde il sourit tout le temps (Forcement il fait bon vivre chez Ken et Barbie ...)

Au pays de Ken et Barbie, tout le monde il suit le reglement. Le reglement, c'est important et le suivre c'est rester heureux tout le temps. Les voitures roulent doucement, les pietons traversent sur les clous, personne ne jette ses ordures inconsiderement et tout le monde craint la police ( comme le disent les panneaux : ils peuvent frapper n'importe ou, n'importe quand ... )

Au pays de Ken et Barbie fumer c'est bien plus mal que chez nous ( 10 euros le paquet ) et boire c'est vraiment vilain ( un verre de biere autorise au volant ). Etre gros c'est accepte mais faut pas abuser. Quand tu depasses la limite tu participes au show TV The biggest loser, une emission ou trente obeses sont coaches pendant trois mois et ou le gagnant est celui qui perd le plus de kilos. Une fois l'emission terminee tu ressembles de nouveau a Ken et peux reprendre une vie plus normale.

Au pays de Ken et Barbie c'est mieux d'etre blanc. D'ailleurs presque tout le monde est blanc. Etre jaune c'est tolere mais faut quand meme travailler beaucoup pour compenser. Etre noir c'est vraiment deconseille. Vaut mieux vivre dans le bush quand tu es noir, personne ne t'embetera la-bas ...

Marie et moi, ce qu'on a fait pendant une semaine a sydney ? On a joue a Ken et Barbie, pardi ... Tous les matins jogging sur la plage et longueurs dans la piscine d'eau salee, l'apres midi visite de la ville avec appareil en bandoliere.

Relativisons la premiere partie du billet : La ville est vraiment belle et merite le detour. Toute sa banlieue Est jouxte la mer. Des petits quartiers sympa s'agglutinent le long d'une falaise dans un paysage de carte portale. Nous posons les valises dans l'un deux Bondi. Entre ces falaises des plages se succedent bordees d'espaces verts et des surfeurs y taquinent le rouleau toute la journee. Le centre ville bien que betonne est lui aussi tres agreable. Il s'articule autour d'un port. Les avenues sont larges et aerees et les architectes betonneurs n'ont pas trop joue aux apprentis sorciers. L'opera divise certes. Il a ses afficionados comme ses pires detracteurs. Les plus virulents le voient ( de dessus ) comme une melee de bonnes soeurs equipees de cornettes. La ville en est neanmoins tres fiere et l'a choisi comme etendard. Marie est de ses supportrices et a enrichi grandement sa collection de photos. Le pont lui aussi est impressionant. Les plus courageux peuvent l'escalader.

Reste The Rocks quartier typique jouxtant le port qui n'a pas beaucoup change depuis cinquante ans et kings Cross le quartier craignos de Sydney selon le Lonely Planet (Niveau d'insecurite proche de Neuilly, un peu moins de caniches et deux sex-shops en plus mais c'est tout ... )

La petite famille de Marie nous accompagnera les deux premiers jours dans toutes ces visites puis apres moultes embrassades s'envolera pour la France. Grosses bises a eux et merci encore a Jean-louis pour avoir pense a ma boite de boules quies et a Martine pour les princes ...

Marie et moi concluons la semaine par du culturel : visite du musee d'art moderne. La visite me rend tour a tour

curieux : Mais kessqu'il a voulu dire la, l'artiste ? hein ?

dubitatif : Moi y en a etre trop con pour comprendre ...

enerve : Mais y peut pas dire les choses un peu plus simplement, non ?

Marie me dit avoir aime. Ne sachant pas elle meme pourquoi, je ne me risquerai pas a tenter ici une explication.

Sydney, a l'image de l'Australie nous a emballe. Le pays est beni des Dieux et meme ses villes offrent un cadre de vie impensable chez nous. Vous l'avez compris le mode de vie des Australiens nous a moins convaincus. Ce petit monde parfait dans lequel ils evoluent peut devenir rapidement oppressant. Voila donc un clivage que notre sang latin ne nous a pas aide a franchir.

Sur ces reflexions ethno, biologico, sociales, nous vous embrassons fort et vous disons a bientot en Nouvelle Caledonie. Eh Oui, la prochaine destination est francaise, parfaitement Monsieur ...


La bise.