/ Argentine - Bye-Bye Paris !

lundi 27 octobre 2008

     Carlos, Diego et Moby Dick.

                                                                                                                                                       27 10 2008

Le pere, la fille, le fils et le gendre ideal se retrouvent a Buenos Aires. Embrassades, effusions. Le dernier souvenir commun est australien et commence a dater. Il est temps de s'en creer de nouveaux.

Sur Buenos Aires plane le fantome de Carlos Gardel le createur du tango. Les danseurs improvisent des pas en pleine rue, les photos du maitre decorent tous les restaurants et sa musique vous poursuit ou que vous ailliez melange d'accordeon, de violoncelle et de piano. Le cafe Tortoni sur l'avenue du 8 Mai est depuis des decennies un lieu de pelerinage et d'immersion pour les adeptes de ce culte. Il offre tous les soirs un diner spectacle ou les hommes guomines et tenebreux enlacent des brunes sculpturales en bas resille en leur jetant des regards terribles. Les glacons dans nos verres fondent tres vite ...

Le lendemain, jour de brocante a San Telmo, un des quartiers de Buenos Aires. La encore, des papys coiffes de borsalinos et vetus de costumes rayes dignes d'Al Capone dansent partout et avec n'importe qui : leur femme, des touristes, tout seul ... Apres San Telmo nous visitons une autre partie de la ville plus populaire : la Boca. Ce quartier, il y a un peu plus de cinquante ans, a accouche d'un artiste. Celui ci aussi s'est fait remarquer par son jeu de jambe, par contre il n'avait pas besoin d'accordeon pour danser, il dribblait le ballon rond. Il est petit, joufflu, frise et a de gros mollets. Vous l'avez reconnu. C'est Diego M. et ses premieres passes ont eu lieu dans ces rues, entre ces maisons multicolores aux facades en tole ondulee.

Buenos Aires est derriere nous. Nous prenons un Bus direction le Sud. 18 heures plus tard, nous arrivons en Patagonie. La patagonie, pour des Francais, c'est risque. En effet, Florent Pagny y a achete une maison. Les risques sont multiples : Tomber sur lui et l'ecouter parler de ses impots, ou croiser des argentins rendus hysteriques par ses chansons et reclamant a cors et a cris son depart. Heureusement c'est immense. Des plaines a perte de vue, jonchees de buissons, et rien d'autre. Nous n'ecoutons que notre courage (et notre liberte de pensees ...) et nous y enfoncons.

Le premier arret est Puerto Madryn. Nous y louons une voiture et nous elancons dans la peninsule Valdes. Cette presque ile est un parc protege regroupant de nombreuses especes animales. Le premier jour est consacre aux elephants de mer, phoques et autres pachydermes alanguis sur la plage. Belles betes mais malheureusement peu dynamiques. Il est rare de les voire bouger et un baillement est considere comme un evenement. Le deuxieme jour est plus spectaculaire. De Aout a Fevrier environ 5000 baleines franches se regroupent sur ces cotes pour frayer. De l'hotel ou nous prenons le cafe nous les voyons sauter a 200m du bord. Henri et Jean Louis marcheront le long d'une falaise a 10m d'une mere et de son petit. Bref la concentration de cetaces est exceptionnelle. Nous sortons en mer en fin d'apres midi pour les rencontrer. Au bout d'une demi heure, une mere et son baleineau blanc ne nous quittent plus. Curieuse, elle se rapproche jusqu'a deux metres du bateau pour mieux nous voir. Nous, evidemment, nous nous penchons et la nous avons droit a son jet dorsal en pleine figure. La baleine est farceuse .... et postillioneuse ... Elle ne nous quittera qu'au bout d'une demi heure. 500 metres plus loin nous nous postons au sein d'un groupe de 5 baleines en pleine foire. Elle sautent en l'air, font le poirier (tete en bas, queue hors de l'eau), se mettent sur le dos et battent des nageoires. C'est la sequence : On peut etre une baleine et aimer la deconnade ...

De retour au port, nous sommes un peu abasourdis, pas surs d'avoir bien vu ...

Le lendemain retour sur terre. Nous partons a la rencontre d'une colonie de pinguoins. Voir 4 ou 5 specimen avancer a la queue leu leu, en manquant de se casser la gueule tous les 2m, c'est quand meme bien drole et merite quelque km de route.

J'arrete la le recit, histoire de donner des nouvelles pas trop eloignees. Le prochain recit se deroulera encore plus au Sud parmi les glaciers ainsi qu'au Chili ou nous randonnerons dans la pampa. La perspective de vous revoir devient palpable et nous met la banane. Nous allons essayer de vous faire apprecier les derniers moments. Nous vous embrassons et vous disons a bientot.